Retrouvez le monde entier à Nice

Nice la belle est le lieu de retraite idéal pour les fortunés, baladant le dimanche sur la Promenade des Anglais, suffocant d'agoraphobie l'été et se délaissant en mort saisonnière chaque hiver, sauf pour une parade de marionnettes, et s'entache de scandales politico-financiers qui la font stagner dans ses propres acquis et perdre de sa splendeur. Tel est le portrait de tous les clichés que l'on aurait pu faire il y a quelques décennies de la reine de la Côte d'Azur, dans tous ses excès.  Cependant, Nice a su rêver d'un futur avant de s'éterniser dans son passé et jouit aujourd'hui des fruits de sa clairvoyance, véritable tableau rassemblant les couleurs les plus chatoyantes de notre planète, car si le monde se retrouve à Nice on retrouve le monde entier dans Nice.

Prenez une toile méditerranéenne qui apporte soleil et chaleur de vivre. Placez-y une teinte de Rome, son passé historique et sa vieille ville, dédale de ruelles où le ciel se retrouve encarté dans des lignes impromptues pour être redécouvert sur des places aux marchés colorés et sémillants. Ajoutez y une touche de Marseille, avec un vieux port authentique, léché par les embruns sincères et rudes de la mer. Apportez y le modernisme d'une ville cosmopolite telle Seattle et Melbourne pour modeler des axes de vie verts, spacieux, piétonniers, qui se joignent sur une des plus belles place de France : la place Masséna et ses gardiens de couleurs. Retrouvez les lignes structurelles qui animent la Catalogne dans les aventures architecturales de Cimiez et du Mont-Boron, et la douceur des collines de la Californie à l'Ouest dans les quartiers résidentiels des plus ensoleillés et paisibles. Mais n'oubliez pas la couche Milanaise qui donne à la ville son avant-gardisme artistique contemporain, et sa scène gastronomique et noctambule éclectique. Il faut encore y donner un ton de Miami, lorsque, se plongeant dans l'horizon maritime, les buildings de verre et d'acier entourés de jardins font office de ligne de départ aux cyclistes et rolleristes de la Prom', mais également un accent brésilien, puisque la fête du Carnaval de Nice demeure le troisième plus fameux du monde juste après Venise et Rio de Janeiro.

Et surtout n'omettez pas une chose, c'est que ce tableau possède le cadre le plus inouï possible, les pieds dans la Méditerranée, profitant de ses plages et de sa vigueur côtière, et la tête dans les montagnes, les Alpes du Sud offrant leurs terrasses verdoyantes ou enneigées selon la saison, pour apprécier la plus sensationnelle peinture citadine.

Selon vos envies

Nice la belle est le lieu de retraite idéal pour les fortunés, baladant le dimanche sur la Promenade des Anglais, suffocant d'agoraphobie l'été et se délaissant en mort saisonnière chaque hiver, sauf pour une parade de marionnettes, et s'entache de scandales politico-financiers qui la font stagner dans ses propres acquis et perdre de sa splendeur. Tel est le portrait de tous les clichés que l'on aurait pu faire il y a quelques décennies...